Actualité scientifique

Des traces de vie humaine d’il y a 176 000 ans découvertes à Bruniquel.

Une équipe de scientifiques franco-belges vient de mener des recherches dans la grotte de Bruniquel (Tarn-et-Garonne) et y ont trouvé des preuves de vie de l’homme de Neandertal.

Elle se cache loin des regards, dans les gorges de l’Aveyron. La grotte de Bruniquel (Tarn-et-Garonne) a été découverte en 1990 par des spéléologues, mais depuis rares sont les privilégiés qui y ont pu y pénétrer. Parmi eux, des chercheurs du CNRS qui révèlent aujourd’hui leurs découvertes.

Des traces de feu

Il y a d’abord une étrange construction en forme d’anneau, composées de stalagmites, découpés, superposés et agencés par la main de l’homme. Les scientifiques viennent de prouver que cette sculpture remonte à 176 000 ans, 130 000 de plus que la plus ancienne grotte habitée connue, celle de Chauvet.
Aussi surprenant, la présence de traces de feu sur la structure à plus de 300m de l’entrée de la grotte, qui prouve une organisation de l’homme de Neandertal insoupçonnée jusqu’à présent.

France TV info: publié le

 

 

 

Une plante à fleur datant de 125 à 130 millions d’années a été identifiée

Appelée Montsechia vidalii, cette plante aquatique disparue est peut-être la plus ancienne plante à fleur jamais étudiée.

Montsechia vidalii

Des paléobotanistes américains et européens ont identifié une plante à fleur datant de 125 à 130 millions d’années, après avoir réalisé de nouvelles analyses de fossiles de cette plante aquatique – appelée Montsechia vidalii –, selon des travaux publiés lundi 17 août, dans les Comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences.
Jusqu’ici, la communauté scientifique estimait que la plante à fleur la plus ancienne était l’Archaefructus sinensis, dont des fossiles ont été mis au jour en Chine. Mais “on peut [désormais] déduire que Montsechia vidalii était au moins contemporaine sinon plus ancienne”, écrivent les auteurs de cette nouvelle étude, français et américains. Leurs conclusions s’appuient sur l’analyse de plus d’un millier de restes fossilisés à l’aide de stéréomicroscopes, sorte de loupe binoculaire et de microscopie électronique à balayage.
Cette plante à fleur poussait abondamment dans des lacs d’eau douce, où elle s’est sans doute reproduit sous la surface de l’eau, selon les auteurs. Des restes fossilisés ont été découverts il y a plus d’un siècle dans des dépôts limoneux de la chaîne ibérique, dans le centre de l’Espagne et dans les Pyrénées, près de la frontière française. Mais les fossiles de Montsechia “ont été mal analysés et mal compris” dans les précédentes recherches, poursuit l’étude.
L’âge de la plante est basé sur des comparaisons avec d’autres fossiles qui se trouvaient dans la même région, surtout des algues d’eau douce “algae charophytes” qui situent Montsechia vidalii au début du Crétacé. Elle était donc contemporaine des dinosaures comme les brachiosaures et les iguanodons.
Francetv info avec AFP Le 17/08/2015 |

Découverte de l'”Aegirocassis”, un monstre marin qui vivait il y a 480 millions d’années.

Aegirocassis_benmoulae[1]

Des chercheurs de Yale et d’Oxford ont découvert un monstre marin ressemblant à un crustacé de deux mètres de long, qui hantait les mers il y a 480 millions d’années. Cette créature “aurait été l’une des plus grandes à vivre à cette époque”, selon la zoologiste Allison Daley, coauteure de l’étude publiée mercredi 11 mars dans la revue Nature (en anglais).
Le monstre marin portait sur sa tête un réseau d’épines qui filtrait les aliments et serait donc le plus ancien représentant connu des géants aquatiques qui se nourrissent en filtrant l’eau de mer. Cette nouvelle espèce a été nommée Aegirocassis benmoulae, d’après le nom du chasseur de fossiles marocain Mohamed Ben Moula, qui a effectué les fouilles au Maroc.
Une nouvelle technique d’analyse des fossiles
Aegirocassis benmoulae fait partie de la famille disparue des anomalocaridides, des animaux marins apparus il y a 520 millions d’années. Cependant, jusqu’ici, la plupart des anomalocaridides découverts étaient des prédateurs qui se trouvaient au sommet de la chaîne alimentaire, plus proches de nos requins actuels. Cette nouvelle espèce ressemble plus à nos baleines, qui elles aussi filtrent l’eau de mer à travers leurs fanons pour recueillir le plancton, mais qui sont, elles, de la classe des mammifères.
Peter Van Roy, chercheur à Yale et coauteur de l’étude, a utilisé une nouvelle méthode d’analyse des fossiles qui a permis d’avoir une vision en 3D de l’animal, tel qu’il devait être quand il régnait sur les océans. Cette étude a ainsi pu montrer que l’Aegirocassis benmoulae avait également des sortes de nageoires de chaque côté de son corps.
Ces nageoires seraient les ancêtres de la double rangée de pattes caractéristique des arthropodes, invertébrés recouverts d’une carapace comme les crustacés, les araignées et les insectes. Ce qui fait des arthropodes les plus proches cousins du désormais disparu Aegirocassis.
Par Francetv info avec AFP le 12/03/2015 , dessin Wikipédia.

Un fossile de serpent à quatre pattes remet en cause les théories sur l’origine de ces reptiles
tetraphrodis
Cette nouvelle espèce, baptisée Tetrapodophis amplectus, vivait au début du Crétacé entre 146 et 100 millions d’années. La redécouverte au Brésil d’un fossile de serpent, qui s’avère être doté de quatre pattes, un spécimen unique, suggère que les ancêtres de ces reptiles avaient une origine terrestre et non marine, selon une étude publiée, jeudi 23 juillet, dans la revue américaine Science (en anglais).

Cet animal présente de nombreux traits physiologiques semblables à ceux des serpents modernes (museau court, boite crânienne allongée, écailles, dents crochues, mâchoire très souple pour avaler de grosses proies). Doté de 272 vertèbres, il avait également une structure vertébrale similaire à celle de ses descendants modernes qui leur permet d’être suffisamment souples pour tuer ses proies en les serrant.

La seule grande différence du Tetrapodophis avec les serpents modernes vient de ses quatre pattes qui, apparemment, ne servaient pas à se déplacer mais plutôt à saisir des proies ou lors de l’accouplement.

Un fossile étudié de près à partir de 2012

Le fossile de cette espèce avait été découvert il y a plusieurs années, mais “les pattes étaient difficiles à remarquer au premier regard”, selon Science, et le fossile avait atterri dans une collection privée, loin des scientifiques. C’est finalement un paléobiologiste de Portsmouth (Royaume-Uni) qui l’a étudié de près à partir de 2012 et a permis d’aboutir à ces conclusions.

Les auteurs de cette étude ont aussi relevé l’absence de longue queue typique des reptiles aquatiques comme les alligators, confortant l’hypothèse que les serpents ne descendent pas d’ancêtres aquatiques. Ces chercheurs ont notamment analysé les caractéristiques génétiques et morphologiques du Tetrapodophis qu’ils ont comparées à d’autres espèces connues de serpents.
Francetv info avec AFP le 24 Juillet 2015

La grande marée du samedi 21 mars a permis de faire réapparaître une centaine de traces de dinosaure en Vendée, pour le plaisir des paléontologues
grandes marées
Quand la mer se découvre, elle libère des secrets oubliés. Si beaucoup ont pu trouver des coquillages, des scientifiques en Vendée ont quant à eux pu retrouver des traces de dinosaure samedi 21 mars à marée basse. Ces passionnés de paléontologie scrutent le sol pour retrouver des empreintes vieilles de deux cents millions d’années, qui remontent à l’ère jurassique, durant laquelle se côtoyaient ici plus de 15 espèces de dinosaure. Ils découvrent ainsi des empreintes en creux de 45 centimètres, celles d’un carnassier. “Ce sont des bestioles de 2,50 mètres à 3 mètres de haut, il y a des belles enjambées, comme on peut voir là”, commente l’un d’entre eux. Un site majeur en Europe Avec sa centaine de traces, ce site est l’un des plus importants en la matière en Europe. Découvert il y a 55 ans, il n’apparaît que quand la mer s’est suffisamment reculée, comme pour ce week-end de grande marée. Source : Francetvinfo du 21 Mars 2015-03-23

Un squelette de mammouth vendu aux enchères sur internet : “Un rêve pour pas mal de collectionneurs”Les restes de l’animal, disparu il y a plusieurs dizaines de millliers d’années, devraient trouver preneur contre une somme comprise entre 160 000 et 210 000 euros. Pour francetv info, son propriétaire fait les présentations.
mammouth


L’effet est garanti dans le salon. Un squelette de mammouth laineux découvert en Sibérie (Russie) est mis aux enchères sur internet jusqu’au dimanche 1er février, 20 heures. Le site Catawiki, qui organise la vente, précise que le spécimen mesure 4,10 mètres de long pour 1,20 de large, et 2,20 de haut. Une “petite taille” qui, selon Catawiki, permet de dire qu’il “s’agit probablement d’une femelle”.
Baptisée Lena, cette mammouth est vraisemblablement morte il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, dans un marais en Sibérie. “Dans la partie sud de la Sibérie, où de grands réseaux de rivières entaillent les sédiments et permettent de mettre au jour ce type d’ossements”, précise à francetv info François Escuillié, paléontologue. Son entreprise, Eldonia, spécialisée dans la recherche et la vente de spécimens paléontologiques, est propriétaire du squelette presque depuis sa découverte, “il y a une dizaine d’années”.
“Les squelettes de femelles sont plus faciles à mettre dans un salon”
Certes, “le mammouth est un grand classique de la période du quaternaire”, mais on en retrouve plus souvent des morceaux, comme des éléments de dents ou des défenses, explique le paléontologue. Lena, elle, possède d’autant plus de valeur qu’elle est constituée à plus de 90% d’ossements originaux : “Il n’y a quelques dizaines de spécimens de ce type.” “Souvent, on ne retrouve que des squelettes partiels, confirme à francetv info Luc Hennion, expert en histoire naturelle pour le site d’enchères en ligne. Quand les mammouths, animaux terriens, mouraient, leurs morceaux étaient souvent éparpillés. Peu sont retrouvés avec leurs deux défenses.”
A en croire l’expert, la pièce suscite donc pas mal d’intérêt. De la part de musées, mais pas seulement. “Pas mal de collectionneurs privés rêvent d’avoir une pièce pareille, assure Luc Hennion. Tout simplement parce qu’elle a l’avantage d’être un squelette de femelle. Elle ne fait que 2,20 mètres de hauteur, alors qu’un mâle peut aller jusqu’à 3,50 m. Une taille raisonnable pour l’installer dans une maison avec des hauts toits à Paris.” “Les femelles sont effectivement plus faciles à mettre dans un salon”, s’amuse François Escuillié.
Un investissement rentable ?
L’actuel propriétaire préférerait tout de même voir la pièce dans un musée, afin qu’elle soit visible par le plus grand nombre. Quoi qu’il arrive, l’investissement n’est pas accessible à toutes les bourses : selon Catawiki, les restes de l’animal devraient trouver preneur contre une somme comprise entre 160 000 et 210 000 euros. Luc Hennion assure que l’investissement est plus rentable qu’un achat sur le marché de l’art, qui atteint aujourd’hui des sommets. “C’est vraiment le bon moment pour acheter”, estime l’expert, jugeant que les acheteurs pourront facilement réaliser une plus-value dans quelques années.
François Escuillié se souvient d’un autre mammouth laineux, mâle celui-ci, transformé par Damien Hirst. L’artiste britannique avait recouvert les ossements de feuilles d’or, avant de vendre le squelette aux enchères pour une œuvre de bienfaisance en 2014, pour la coquette somme de 11 millions d’euros (en anglais). Pour les portefeuilles moins garnis, Catawiki met également en vente des pièces plus abordables, comme une vertèbre dorsale de mammouth. Vendredi après-midi, l’enchère minimum pour l’acquérir était fixée à 45 euros.
Source : France TV info 30 Janvier 2015

Hérault : arrêtés alors qu’ils tentaient de voler des cristaux rares dans une grotte
Faits divers – Ils auraient causé un préjudice de 3 millions d’euros.

Trois personnes vont être jugées le 21 janvier à Montpellier pour avoir tenté de voler des minéraux rares dans la grotte de Clamouse, dans l’Hérault, et causé pour trois millions d’euros de dégâts.
Les voleurs présumés, dont un négociant en minéraux et pierres précieuses, ont été interpellés le 2 janvier en flagrant délit dans ce grand site de France, connu mondialement pour la richesse de ses concrétions, notamment de type excentrique, ainsi que pour ses très rares cristaux d’aragonite, les objets du vol. L’expert mandaté a évalué le préjudice à trois millions d’euros, dont 10 000 euros de dégâts matériels, a précisé la page Facebook de la gendarmerie de l’Hérault.
Selon Midi Libre, les trois suspects, dont un couple, ont également bu une bouteille de champagne dans les locaux avant de s’enfoncer dans la grotte et ont laissé leurs chiens faire leurs besoins dans d’autres parties du site. Les voleurs avaient été interpellés par les salariés alertés par l’alarme silencieuse de la grotte et qui les ont gardés jusqu’à l’arrivée des gendarmes. Présentés mardi au parquet, ils font l’objet d’une convocation devant le tribunal correctionnel.
La Dépèche du midi : Publié le 07/01/2015 à 11:56, Mis à jour le 07/01/2015 à 12:00.

 Dinoplagne : le site paléontologique enfoui pour être protégé.
dinoplagne
Un village de l’Ain abrite un site paléontologique unique au monde : la plus longue piste d’empreintes de dinosaures connue à ce jour. Ces gigantesques empreintes ont été découvertes à Plagne, en avril 2009.Cette piste est longue de plus de 150 mètres et date d’au moins 150 millions d’années. Après quatre années de fouilles, les empreintes sont à présent cachées à la vue du public. Durant les fouilles, ces traces de dinosaures attiraient jusqu’à un millier de visiteurs et curieux par jour. Elles viennent d’être enfouies, recouvertes d’une bâche geotextile, de terre et d’un remblai de pierres concassées, afin d’assurer leur conservation. Une protection qui fait polémique …La commune de Plagne souhaitait faire du lieu un site touristique majeur … il faudra patienter. www.dinoplagne.com source: france3-regions.13 mai 2013